LE MASSAGE TRADITIONNEL THAÏ

A Bangkok, cité grouillante et merveilleuse, évoluent des temples, havres de paix improbables comme le Wat Po où est enseigné et prodigué le massage nuad bo’ rarn. Shivago Komarpaj, médecin du nord de l’Inde et ami de Bouddha, serait à l’origine de cette thérapie du corps et de l’âme. Imprégnée par l’âyurveda, la médecine chinoise et la philosophie bouddhique, elle concentre le meilleur de la médecine orientale et participe à la grandeur du royaume de Siam.

Entre yoga, acupuncture et mobilisation des énergies, le nuad bo’ rarn fut transmis oralement puis retranscrit sur des feuilles de palme, conservées dans la bibliothèque d’Ayuthaya. Jusqu’en 1767, où la ville fut détruite par les Birmans. Bangkok devint la nouvelle métropole en 1781. Quelques années plus tard, Rama III fit construire, au sein du Wat Po, un centre de médecine. Les sen (ou lignes d’énergie à l’instar des méridiens chinois) y sont à nouveau décrits avec art et précision. De même que les recettes de pharmacopée locale et le déroulé du massage.

LA TECHNIQUE

Le travail s’effectue principalement par pressions palmées, pression des pouces, postures d’étirement et mobilisations articulaires. Coudes, genoux, pieds ou avant-bras sont utilisés avec dextérité.

SON INTENTION

Travaille sur le corps énergétique interne.

Massage énergétique qui se reçoit habillé, permet aux personnes pudique ou mal à l’aise avec l’huile de profiter d’un massage subtil.

Grâce aux postures (asanas), le receveur pratique une sorte de yoga passif (hatha-yoga).

Particulièrement recommandé aux sportifs, aux personnes présentant des nœuds, des tensions dans le dos.